De réglure en grille, de ligne en paragraphe, de liste en fiche, de page en carte, de virgule en point, de tableau en planche, de paroi en panneau, de cahier en écran, de diagramme en arborescence, tout s’écrit selon un dispositif pensé pour lier le lecteur à des horizons définis, balisés par une motivation forte : encadrer sur un support préalablement élu des éléments matériels graphiques de sorte qu’ils ne sortent pas du rang qui les justifie comme il les rend visibles. Un pas de côté, et le système normé les sous-tendant cède, pour la plus grande joie de ce lecteur qui s’enhardit ainsi parfois à remettre en question et en même temps à remettre en jeu l’édifice d’un savoir dont le propre est de s’accrocher obstinément à ces distributions qui l’établissent.

L’édition 2018 du Printemps de la typographie se propose d’interroger ces distributions ordonnées d’éléments matériels graphiques selon des ponctions historiques transversales qui, alignées ensemble, viseront au moins à rendre compte rétrospectivement de ce qu’un moderniste engageant a saisi en son temps d’un mot simple pour secouer ses contemporains bercés par l’éternelle répétition du même : « poser un écrit ». Relevons donc ce défi presque centenaire de la « pose d’un écrit » et observons ce qu’il contient encore d’inaugural pour les potentiels réceptacles de la pensée d’aujourd’hui.

Entrée gratuite sur inscriptions : www.weezevent.com/printemps-de-la-typographie-2018

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